L'AYURVEDA

AYURVEDA « AYUR VÉDA » AYUR = VIE VÉDA = CONNAISSANCE

« La vie (Ayur) est l’association (samyoga) du corps, des sens, du mental et de l’âme se réincarnant. L’Ayur Véda est la science la plus sacrée de la vie qui est bénéfique pour l’homme dans ce monde et dans l’autre monde expérimenté après la mort »
Charaka Samhita, Sutrasthana 1-42-34

Ayurveda, aux origines du bien-être, l’Inde ancienne
Découvrez ce merveilleux reportage sur les origines de l’Ayurveda

« Ayurveda » signifie « la connaissance de la vie », « vie » étant pris dans un sens très large, non seulement d’élan vital et de vie biologique mais aussi d’une vie plus haute, l’ouverture à un état d’être plus élevé.

L’Ayurveda est une des plus anciennes médecines du monde.
C’est une médecine holistique mais c’est aussi beaucoup plus qu’une médecine.
C’est tout un art de vivre qui englobe le yoga, la diététique, le massage, la musicothérapie, l’astrologie, le rythme quotidien, le lien avec le cosmos, la méditation.

L’Ayurveda tient compte des éléments physiques, émotionnels, mentaux, spirituels de la vie qui peuvent nous conduire au bien-être et à l’harmonie.
L’Ayurveda remonte à plus de 5000 ans et existait déjà dans la civilisation de la vallée de l’Indus.
Il daterait donc de 2500 avant Jésus Christ, peut – être plus.
Le dieu Brahma aurait transmis cette connaissance aux rishis à travers les Vedas, essentiellement le dernier Veda, l’Atharva Veda. La révélation donnée aux rishis daterait de 30 000 à 10 000 ans avant Jésus Christ et leur rédaction vers 1500 à 1000 avant Jésus Christ.
L’Atharva contient des connaissances appartenant aux sciences physiques et occultes : astronomie et astrologie, chimie et alchimie, physique, vastushastra (science de l’habitat, l’équivalent du Feng Shui), maths, diététique et cuisine, arts martiaux, Ayurveda.
On y trouve aussi des formules sacrées pour trouver le « soma », le nectar sacré d’immortalité et des charmes magiques pour lutter contre les possessions démoniaques et la maladie ou allonger la vie.

La connaissance médicale proprement dite aurait été révélée par le dieu Indra au rishi Atreya.
Les principaux traités, comme la « Charaka Samhita » auraient été rédigés entre 600 et 1000 avant Jésus Christ.

L’Ayurveda déterminait, il y a déjà 5000 ans, 8 branches médicales : médecine générale, chirurgie, ORL et ophtalmologie, toxicologie, psychiatrie, pédiatrie, gériatrie, sexologie et science de la préservation de l’énergie et des aphrodisiaques.

L’Ayurveda est donc considéré comme un art d’origine divine. Aussi doit-il être pratiqué avec noblesse et compassion.

Une légende narre l’apparition de l’Ayurveda :

« Dans un pays proche des Himalayas, les hommes vivaient dans un bonheur parfait, dans l’harmonie avec la Nature, entre eux et avec le Divin.
Ils se nourrissaient des fruits donnés par la Nature qui appartenait à tous. Ils prélevaient juste ce dont ils avaient besoin.
L’un d’entre eux, suivi par d’autres, eut envie, un jour, de manger plus que nécessaire.
Il se réserva une espace personnel qu’il entoura de palissades, tomba dans un engrenage nocif : souci pour ses cultures, peur du vol, besoin d’écouler les surplus, etc… c’est ainsi que naquirent le stress, la méfiance, la jalousie, l’appétit d’avoir, la maladie physique et mentale et que les hommes se détournèrent des dieux, accaparés par leurs occupations matérielles.
Des Rishis, épouvantés par la dégradation de leur pays, se retirèrent dans les Himalayas pour méditer et demander le secours des dieux.

Les dieux leur révélèrent alors l’Ayurveda. »

Cette légende souligne deux éléments importants :

  • Manger trop est nocif et la plupart des maladies trouvent leur origine dans l’intestin (ce que confirment les médecines
    alternatives actuelles).
  • La maladie provient d’une dysharmonie, d’un déséquilibre dont les causes peuvent être multiples.
  • La bonne santé est équilibre, harmonie en soi même, avec le cosmos et le Divin.

Ashoka, empereur de l’Inde entre 272 et 231 avant Jésus Christ, fonda de nombreux hôpitaux ayurvédiques.
De même qu’il envoya des missionnaires bouddhistes hors de l’Inde, il envoya des praticiens ayurvédiques au Moyen Orient, en Chine, en Perse.
Des praticiens ayurvédiques sont venus à Athènes et les humeurs hippocratiques doivent beaucoup aux doshas ayurvédiques.
Quant à l’influence de l’Ayurveda en Chine, elle apparaît en particulier dans le diagnostic par les pouls, l’acupuncture et, sans doute, le concept des 5 éléments.
On dit aussi que des envoyés indiens seraient venus jusqu’en Gaule ; d’ailleurs le mot « druide » vient d’une racine sanscrite qui signifie « profond, essentiel » et de « vid », même racine que « veda » qui a donné en grec « oida «, savoir et en latin «video ».
« Druide » se rattache aussi au grec « drus », l’arbre, le chêne.
Les praticiens ayurvédiques restaient liés aux maîtres restés en Inde et se connectaient à eux par télépathie.

Qu’est ce que l’Ayurveda ?

Je vous invite à remonter dans le temps et découvrir la « racine mère » de l’Ayurvéda pour mieux comprendre les différentes
ramifications qui sont nées de cette connaissance qui fait tant parler d’elle depuis quelques temps en Occident.
L’origine s’inscrit dans les Védas où l’on puise la connaissance.

« Le mantra – Om asato ma sad gamaya – est tiré de l’Upanishad Brihadaranyaka Upanishad (I.3.28)

« Conduis-nous de l’ignorance à la connaissance, des ténèbres à la lumière et de la mort à l’immortalité. » Il est utilisé comme une prière purificatrice qui est chantée pour le bien-être de soi ou pour l’humanité, il encourage à quitter la douleur de l’ignorance, des ténèbres et de la mort de ce monde et à résider dans les royaumes célestes de la connaissance, lumière et immortalité. »

Quand nous réalisons notre vrai nature, nous atteignons l’accomplissement spirituel en cette vie même ; il ne s’agit pas d’entrer en religion, mais de réaliser une dimension intérieure,
une dimension qui va au-delà de soi.

L’essence du mantra est de dire :

« Aide moi à me libérer de la façon que j’ai de me comprendre
moi-même et accorde moi la connaissance véritable ».

Tout comme les quatre Védas principaux, la connaissance de l’Ayurvéda (Ayur-véda), permet d’enseigner un système médical mais aussi la psychologie, la dimension spirituelle de l’existence et la nature des lois cosmiques régissant la vie individuelle.

L’Ayurvéda est donc une discipline extrêmement précieuse de la Science Védique ancienne, qui fait fréquemment référence au corps énergétique de l’homme, aux différents niveaux de
fonctionnement psychologique de l’être humain, à l’âme et aux chakras, centres d’énergie subtile animant la psychophysiologie.

L’Ayurvéda est indissociable du sanskrit. Cette langue, soeur du grec et du latin, appartient au groupe indo-européen.
Sanskrit signifie « parfaitement formé », qui a été utilisé pour l’écriture des Védas ; les traités de médecine ayurvédique sont tous écrits en Sanskrit et aujourd’hui encore les Vaidyas (médecins ayurvédiques) les consultent au quotidien.
Toutes les langues font vibrer l’être, mais le sanskrit contribue à faire circuler les énergies et aide à accéder ou à maintenir une harmonie intérieure.
Dans la bible, l’Évangile selon Saint-Jean nous dit : « Au commencement était le verbe (…) et le Verbe était Dieu. »
Les védas s’inscrivent dans la même lignée et affirment que l’existence est née du son.

Le Véda (devanāgarī : वेद – sanskrit :
«vision» ou «connaissance» est un ensemble de textes qui, selon
la tradition, ont été révélés (par l’audition, Shruti) aux sages indiennommés Rishi.


Photo : écriture en sanskrit

Dhanvantari est considéré comme le père de la médecine Ayurvédique.

On retrouve sa trace dès les VÉDAS et les PURANAS, écritures saintes de l’hindouisme, où il est
considéré comme une des manifestations humaines de VISHNU (un avatar secondaire),
médecin des dieux (dévas) et lui-même sacralisé « dieu » de la médecine.

Photo : statuette en cuivre représentant Dhanvantari

Qu’est ce que l’Ayurvéda dont on parle de nos jours ?

Telle que transmise actuellement, elle se réfère à des textes plus récents, Charaka Samhita et Sushruta Samhita, deux traités
médicaux que l’on attribue aux médecins ayurvédiques du même nom Charaka et Sushruta.
Toutefois la lignée de ces sages et médecins a commencé avant eux avec Bharadvaja, descendant de Brihaspati, le premier grand Rishi de l’Ayurveda, à qui la connaissance Védique a été révélé par les Dieux, puis plus tard par Dhanvantari (avatar de Vishnu), un sage et grand docteur de Bénarès (1500 ans av. J.C.) auquel nous nous relions sur les plans subtils pour la guérison en Ayurvéda.
La lignée a vu ensuite des rishis comme Vasishta mentionné dans le Charaka Samhita en tant que rishi du Rigvéda.

L’Ayurvéda traite de la constitution individuelle qui n’est que l’expression parfaite et holistique de la constitution cosmique.
Il est la connaissance de la vie dans toute sa globalité, corps, conscience et esprit et qui s’appuie autant sur la science que sur la philosophie.
Elle se base sur le principe de causalité autant pour déterminer les causes des circonstances qui ont amené déséquilibre, malaise, souffrance ou maladie que pour préciser les mesures à prendre pour les corriger.


Ganesh, ganesha, ganapati, est le Dieu qui lève les obstacles des illusions et de l’ignorance, fils de Shiva et Parvati.

Il est l’un des symboles de l’identité entre le macrocosme et le microcosme, entre le divin et l’humain.

Photo : Sculpture représentant Ganesh «La légende raconte qu’alors que Shiva, dieu Hindou de la mort et de la destruction était dans les hauteurs de l’Himalaya, sa femme, la déesse Parvati rassembla quelques grains de poussière et leur donna vie pour donner jour à un fils.

Alors qu’elle prenait un bain, elle lui demanda de garder l’entrée de la maison. A son retour, Shiva se trouva face à l’enfant. Lorsqu’il refusa de le laisser entrer, Shiva, emporté par la colère lui trancha la tête.

Alertée par le bruit Parvati accourut pour découvrir son fils mort. Apprenant qu’il s’agissait de son enfant, Shiva, effaré de son acte, promis à sa femme de lui redonner vie en lui donnant la tête de la première créature qui croiserait son chemin.

Il se dirigea vers la forêt et croisa le chemin d’un vieil éléphant qui lui offrit sa tête en sacrifice. Il la plaça ensuite sur le corps de l’enfant qui reprit instantanément vie et qu’ils décidèrent d’appeler Ganesha. »

C’est pour cette raison que l’un des enseignements fondamentaux de l’Ayurvéda est que le microcosme est identique au macrocosme, le corps humain est identique au corps cosmique et l’esprit humain est semblable à l’esprit cosmique, chaque individu est unique et indivisible du cosmos.

La vibration de la pure conscience que chacun peut ressentir en faisant le chemin qui mène à elle, est un chemin intérieur basé sur la connaissance de Prakriti notre constitution individuelle, la conscience vibrante qui se manifeste à travers l’interaction de trois forces fondamentales appelées Gunas.
L’Ayurvéda nous apprend à être conscient de la nature, à observer les choses, les comprendre afin d’en suivre les principes.

Quelles sont les thérapies de l’Ayurvéda ?

Photo bol chantant :
Bol chantant utilisé pour la prière avant un soin Ayurvédique.

Photo épices :
Les épices en Ayurvéda sont
les magiciennes des merveilleuses décoctions ou plats culinaires préparés selon les anciens écrits, afin d’accompagner l’être humain dans son équilibre psycho physique.

Photo : rituel du feu par les rishis
Les rituels, pujas, mantras, nous relient au grand tout afin de libérer notre mental.
Remède Ayurvédique.

Photo : puja (swami Veetamohananda)

Photo assiette ayurvédique :
Cuisiner selon sa constitution
doshatique ayurvédique, l’art de suivre sa dinacharya
(hygiène de vie au quotidien)

Même si l’ayurvéda commence à être connu en Occident, dans sa valeur médicale, Médecine Ayurvédique, il est important de la connaître dans toute sa dimension psychique, spirituelle et cosmique, comme nous l’indique le quatrième Véda, l’Atharva Véda en nous transmettant les connaissances de comment garder un esprit stable et décrit deux systèmes thérapeutiques, le premier est une liste de remèdes ayurvédiques, avec les plantes, les minéraux, l’alimentation ayurvédique et l’autre une médecine magique et spirituelle.
Certains anciens textes (Upa-védas) évoquent aussi des compléments aux Védas à l’aide d’applications d’enseignements védiques plus spécifiques dans les domaines culturels.

Sans aller dans le détail qui demande une certaine connaissance des Védas, voici quelques techniques pratiques qu’utilisent l’Ayurveda :

. L’art de la guérison avec les mandalas ;

. Le rituel védique accompagné de mantras hymnes dont le but est guérir l’Être Cosmique ainsi que l’âme individuelle ;

. L’Ayurvéda a puisé dans les arts martiaux ancestraux ses recommandations d’exercices physiques, ses différentes sortes de massages ainsi que son travail sur le corps, des cures de détox, des cures de rejuvénation (panchakarma), des soins ayurvédiques en particulier ses traitements des marmas ou points sensibles du corps ;

. Des asanas (postures de yoga) thérapeutiques, afin de libérer les tensions et rééquilibrer les organes et pas que ….(*)

. Le yoga nidra védique méthode dite yoga du sommeil afin de modifier et élever son état de conscience;

. Des thérapies musicales, artistiques subtiles, ragas qui tiennent une place très importante dans la guérison du corps et de l’esprit

. Le vastu enseigne les conceptions structurelles permettant d’unir la terre saine aux énergies spatiales. Cette science (Science de l’architecture, sculpture, géomancie) est essentielle pour l’orientation du lieu d’existence de la personne pour observer si des forces directionnelles ne sont pas nuisibles à sa santé globale, la recommandation védique de méditer face à l’est ou au nord reflète les considérations du vastu. (cf section Vastu Purusha Mandala);

. La poésie, la danse ;

(*) En Ayurveda on pratique les asanas (postures) bien définis qui vont aider les parties du corps déséquilibré à se réénergiser.
Je ne donnerai pas d’éléments fondamentaux du Yoga sur ce site, n’étant pas professeur de yoga, toutefois il est à noter que le yoga thérapeutique nous apprend à cultiver l’attitude d’observateur, de témoin de plus en plus conscient par la pratique des techniques.
Yoga et Ayurveda sont des « sciences soeurs », elles ont généré un courant qui a traversé des millénaires, où science et conscience ont avancé main dans la main dans la voie de la connaissance.

Pour faire plus ample connaissance avec la Médecine Ayurvédique je vous invite à naviguer dans le site, afin de continuer à vous enrichir de cette merveilleuse science.